Les Dao, en route vers la modernité

A l’occasion d’un travail autour de l’autre et de l’ailleurs, les élèves de seconde de l’option Littérature et Société du Lycée Français Marguerite Duras ont participé à un voyage scolaire au lac Ba Be, région du Nord du Vietnam connue pour ses nombreux groupes ethniques. Le voyage a eu lieu du 9 au 12 mai 2017.

Deux élèves, Elodie et Michelle ont réalisé un photo reportage qui décrit les différentes activités du groupe durant le séjour.

Dans un second photo reportage, Vân et Antoine racontent ce choc de la rencontre avec une autre culture que la nôtre.

Angelica, Myriam et Liam ont réalisé l’interview d’un propriétaire de Homestay dans lequel les élèves ont séjourné, qui a permis d’obtenir une vue plus précise du mode de vie de la population Dao.

 

Pendant notre hébergement chez une famille Dao, certains étudiants ont interviewé le propriétaire de l’habitat, Hung, pour mieux comprendre le mode de vie de cette ethnie.

De génération en génération, les Dao n’ont cessé de faire de l’agriculture. Hung, n’est pas une exception. Ayant deux filles, il s’occupe d’elles grâce à l’agriculture vivrière et l’élevage qu’il exerce depuis un certain temps. Effectivement, ses biens agricoles lui ont été cédés par ses parents qui l’avaient formé à ce métier dès l’âge de 8 ans. Cependant, ce qui le différencie, c’est le fait qu’il offre un tout nouveau service dans son village depuis 3 ans. En effet, Hung héberge dans son homestay les touristes de plus en plus nombreux dans sa région. Avec sa maison située dans un endroit calme et paisible, contrairement à la ville, il accueille chaque mois environ 5 groupes de clients, ce qui lui permet d’atteindre un revenu variant de 200 à 400 dollars (une somme considérable pour un agriculteur). Et bien sûr, pour l’aider dans ses tâches ménagères et en respectant la tradition (3 générations cohabitent ensemble), sa mère habite chez lui!

Cependant, avant 1979, les Dao pratiquaient de la culture itinérante sur brûlis qui consistait à exploiter les ressources de la terre dans un endroit fixe. Puis, après leur épuisement, cette ethnie se déplaçait dans une autre région pour pratiquer sa culture.

Depuis que le lac Ba Be est devenu un parc naturel, les déforestations sont en théorie interdites ce qui oblige la famille de Hung à s’installer et pratiquer l’agriculture dans la région de notre homestay.

Ce second métier permet à Hung d’acquérir de nouvelles connaissances. En effet, nous relate-t-il,

“grâce à ce métier et aux touristes étrangers, j’ai pu obtenir de nouvelles expériences surtout concernant l’hygiène”.

Toujours sur ce thème, il nous a raconté une anecdote qu’il a aimée à propos de touristes israéliens:

“Il y avait un couple à qui j’ai présenté le village, nos modes de vie etc. Quelques mois plus tard, il est revenu, cette fois-ci avec sa famille. J’ai été épaté et ému de les revoir!”.

Pour conclure, nous constatons que malgré une vie isolée dans les montagnes, les Dao peuvent toujours vivre de manière heureuse en pratiquant l’agriculture. Leurs richesses ne sont pas forcément représentées par l’argent qu’ils gagnent mais plutôt par leurs productions. Il existe tout de même des familles modernes comme celle de Hung qui accueillent chaleureusement des touristes dans leurs humbles demeures. Pouvons-nous donc espérer un jour un nouveau voyage dans cette région? Juste pour l’émouvoir?

 

Angelica et Myriam, élèves de seconde LES

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