Les Helpers, ou comment quitter ses racines pour mieux les abreuver

helpersÀ Hong Kong résident de nos jours 340 000 femmes qui ont quitté leur pays et leurs proches, afin que le fruit de leur sacrifice rende leurs vies plus faciles. Nous sommes allées à leur rencontre pour comprendre : Pourquoi et comment les aides de maisons s’expatrient à Hong Kong et quelles sont les conséquences économiques et sociales de ces migrations ?

C’est en étudiant tout d’abord l’histoire de l’économie des Philippines, de l’Indonésie et de Hong Kong que l’on comprend mieux les migrations entre ces pays. Il y a eu une conjonction entre, d’une part la nécessité d’exporter de la main-d’œuvre philippine et indonésienne à partir des années 1970 dans le but de résorber le chômage dans ces pays, et d’autre part le besoin à Hong Kong de main-d’œuvre domestique, dès lors que les Hongkongaises ont commencé à exercer une activité professionnelle, et ce afin de soutenir la croissance économique du territoire.

Ainsi, les femmes quittent leur famille dans un but économique avant toute chose. En effet le salaire qu’elles gagnent dans leur pays est généralement bien inférieur a celui qu’elles pourraient gagner en travaillant à Hong Kong. Elles partent donc avec l’espoir de pouvoir envoyer de l’argent a leur famille souvent restée au pays et ainsi pourvoir aux besoins de leurs enfants, leurs parents. Elles épargnent aussi de l’argent afin de pouvoir, dans leur futur, être plus indépendante.

Ces transferts d’argent de Hong Kong vers les Philippines ou l’Indonésie permettent un apport économique et un apport social à ces deux pays. En effet, pour ce qui est de Hong Kong ces femmes apportent tout d’abord une main d’œuvre importante. Les « helpers » vont le plus souvent s’occuper des tâches ménagères, des enfants ou bien des personnes âgées permettant ainsi aux mères de familles de pouvoir se consacrer a leur carrière professionnelle.

La migration de ces femmes de leur pays d’origine à Hong Kong se fait le plus souvent par le biais d’agences comme le montre l’enquête que nous avons menée. En effet elles vont voir dans leur pays d’origine une agence qui s’occupe de leur trouver un employé à Hong Kong grâce à ses contacts. Une fois arrivées, elles signent un contrat de travail généralement d’une durée de deux ans mais pouvant être renouvelé. Cependant, la précarité de la situation de ces femmes est d’autant plus importante que leur séjour à Hong Kong est conditionné par un contrat de travail strict et l’interdiction d’être enceinte.

Cette main-d’œuvre importée souffre automatiquement d’un ralentissement économique du territoire et d’une augmentation du chômage. En effet, les employeurs hongkongais sans emploi sont alors libres de s’occuper de leur intérieur et de leurs proches. Est-ce que l’hypothèse de Hongkongais(e)s employé(e)s en tant que helpers serait plausible ? Cela parait aujourd’hui encore peu vraisemblable.

Michaela DE TOLDI, Pauline FLAVIANO, Tara MOTTET, Première ES

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